En lectureSale temps pour les studios d'enregistrement parisiens. La capitale, qui compte une dizaine d'institutions de premier plan- des usines à musique qui s'étalent parfois sur plusieurs centaines de mètres carrés- pourrait en perdre trois ( voire quatre) dans les prochaines semaines. Et pas des moindres: Mega, Guillaume Telle et Plus XXX. Des lieux de travail où les artistes les plus populaires; les Sanson, les Daho et autres Rita Mitsouko, ont leurs habitudes, mais qui subissent pourtant de plein fouet la crise de l'industrie du disque.
Confrontés à une baisse de fréquentation, ils ont d'abord baissé leurs tarifs. Dans le même temps, les maisons de disques ont demandé à "leurs" artistes de travailler moins cher, c'est à dire plus vite. Fini, les séjours de plusieurs mois: désormais,
il faut boucler les disques en trois semaines. Enfin, l'essor des matériels numériques, qui permettent aux musiciens de commencer le travail à la maison, a accentué la désertion.
Résultat: trois de ces hauts lieux de la création musicale, obligés d'investir en permanence dans du nouveau matériel (une table de mixage coûte plusieurs millions d'euros) sont sur le point de déposer le bilan. Un supermarché occupera bientôt les salles de prise de l'un d'entre eux, un garage s'installera dans les murs d'un autre...plus rageant encore: le projet de reprise du studio Mega monté par ses employés, pourtant solide, vient d'être retoqué par la banque qui suivait le dossier. Explication: les analystes financiers jugeaient les investissements dans la musique trop risqués.
Article écrit par Emmanuel Tellier dans TéléramaVoilà, un supermarché, un garage à la place de la musique, tout est comprimé pour pouvoir manger et conduire....encore faut-il pouvoir croûter derrière...et sillonner les routes...bon, je file
La musique adoucit les moeurs, il nous en faut...

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