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 " VOS PASSIONNES"

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cicise
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MessageSujet: " VOS PASSIONNES"   Lun 8 Mai 2006 - 13:34

Les mirages de la passion
par Johanne Ricard,
conseillère d’orientation


« Il faut que je me sente passionné! » De plus en plus
d’étudiants sont à la recherche de passion dans leurs
études et dans leur choix d’orientation… Elle devient
un absolu, un idéal à atteindre, un antidote pour contrer
l’ennui et échapper au quotidien. Au fil du temps, nous
sommes même passés d’une connotation péjorative de
la passion à une conception de plus en plus idyllique.
La passion vient du mot latin passio qui signifie
« souffrance ». Elle est souvent reliée à une perte de
contrôle, à une dépendance extrême ou à un désir irrésistible.
Les verbes qui y sont associés sont éloquents :
être en proie, subir, résister ou céder à la passion. En
philosophie, la passion est souvent associée à une
perte de jugement et se retrouve en opposition avec la
raison. Par exemple, on dit d’une personne très en
amour qu’elle est « aveugle ». La passion, selon Le Petit
Robert, c’est : « …l’expression d’un état affectif de grande
puissance. Parler avec passion, ardeur, emportement,
enthousiasme…1 » La passion de nos jours est réhabilitée
: elle est devenue synonyme de force, de vie et de
satisfaction. Elle est orientée vers « l’objet de nos désirs »
et son action provoque en nous des sentiments intenses.
PASSION ET CARRIÈRE
Si la passion en amour ne dure pas toujours,
est-ce possible d’être passionné par son travail tout au
long de sa vie? Lorsqu’on est passionné, que l’on aime
beaucoup ce que l’on fait, on a l’impression d’avoir
découvert sa vocation. Il y a une sorte de conviction
interne qui nous dit que l’on est dans la bonne voie :
notre identité est alors en accord avec nos valeurs. Une
personne peut ainsi se sentir passionnée par son travail
durant des années ou même pendant toute la durée de
sa vie professionnelle. Ainsi, se sentir passionné est
relatif à la capacité d’éprouver une grande inclination
pour quelque chose; cet intérêt subordonne alors tous
les autres. Examinons de plus près les différents types
de gens passionnés…
Le passionné « branché »
Le passionné « branché » se sent en accord
avec ses désirs profonds : ce qu’il fait a un sens ! À
l’intérieur de son travail, de ses études ou de ses loisirs,
il éprouve un sentiment de bien-être et de satisfaction,
car il fait ce qu’il aime. Il concentre son énergie sur une
seule et grande passion ou sur plusieurs passions
durables. Ce type de passionné est enthousiaste : il est
poussé à investir temps et énergie pour réaliser ses buts
ou objectifs.
Le passionné « girouette »
Toujours à la recherche de quelque chose de
nouveau qui le fera vibrer, comme pour mieux se sentir
en vie, le passionné « girouette » est attiré par plusieurs
choses différentes et a souvent de la difficulté à arrêter son
choix. Souvent idéaliste, il a tendance à commencer
avec entrain un programme d’études ou un travail,
mais décroche rapidement lorsqu’il réalise qu’il y aura
des contraintes et des compromis à faire.
Le « apassionné »
Cet être est à la recherche d’une passion. Il
navigue sans gouvernail; il a l’impression de ne rien
vraiment aimer ou de ne pas savoir ce qui pourrait le
rendre heureux. Ce type de pensée peut le piéger et
l’amener à l’inaction ou à faire des choix qui ne
correspondent pas vraiment à ses désirs profonds, ce
qui entraîne chez lui beaucoup d’anxiété. Il peut, par
exemple, se projeter comme écrivain, sans toutefois
avoir de la facilité à écrire, seulement parce que cette
profession semble intéressante. Il peut aussi se sentir
coupable de ne pas être passionné comme les autres...
LA PASSION ET SES MYTHES
Certaines personnes pensent que si elles
découvrent leur passion, tous leurs problèmes seront
réglés. Toutefois, même lorsque l’on a du talent et qu’on
a bien identifié « sa passion », on doit investir temps et
énergie pour l’actualiser et réaliser ses objectifs professionnels.
Par exemple, un musicien doit s’exercer
plusieurs heures par jour pour maintenir ses acquis et
continuer de progresser. Il en va de même pour un
informaticien qui doit continuellement se mettre à jour
et suivre de près les nouveaux développements dans
son domaine.
Un autre mythe : la passion est souvent reliée
à quelque chose de grandiose, à une image idéalisée
d’une profession ou à une reconnaissance sociale.
Pourtant, elle se retrouve la plupart du temps dans la
simplicité. Par exemple, un menuisier peut aimer son
travail passionnément et se réaliser tout aussi pleinement
qu’un grand comédien. De plus, ce n’est pas parce que
l’on est passionné par son travail que l’on sera nécessairement
heureux dans la vie : on peut en négliger
d’autres sphères importantes (famille, santé, etc.). Chez
certaines personnes, ce constat peut provoquer une
grande déception et un sentiment d’échec face à la vie
en général.
En conclusion, on peut se demander si être
passionné n’est pas plutôt une façon d’être ou une attitude
face à la vie, tout comme la personne qui vit intensément
sa vie au présent, qui, dans la simplicité, éprouve de la
satisfaction et du plaisir… Un intérêt « nourri » peut se
développer et devenir une passion, et découvrir sa ou
ses passions demande d’être ouvert à de nouvelles
expériences, d’être « connecté » à ce que l’on vit et de
passer à l’action.

Le Petit Robert, 1993, p. 1605.


Et selon vous, quels sont vos personnages passionnés, connus ou inconnus ?

Des savants, des curieux de la nature et des hommes, des littéraires, des musiciens ou autres artistes, des sportifs aussi, des êtres tout simplement humains...


Dernière édition par le Lun 8 Mai 2006 - 14:42, édité 2 fois
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cicise
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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Lun 8 Mai 2006 - 14:35

Par qui commencer? indecis Difficile indecis

Je vais donc commencer par une Passionnée de la Vie, tout simplement, une vie vécue intensément...
La vie dans tout ce qu'elle a de mirages et de malheurs, d'amour et de solitude, sa vie , celle d'Edith Piaf.

Ses paroles
"Je n'ai pas peur de la mort. Je ne crois pas avoir commis ou fait du mal autour de moi au point de craindre le châtiment. Evidemment, on a tous plus ou moins une mauvaise ou bonne conduite, mais je crois que si on compense et si on fait le tout avec sincérité, je n'ai pas l'impression que quand on se présente devant le grand juge, si on a la conscience tranquille, qu'on ait quelque chose à craindre. Je n'ai jamais été déçu par l'amour. Mes amants m'ont apporté une grande expérience. Je ne regrette rien de ce que j'ai fait, de ce que j'ai connu, et si c'était à refaire je recommencerais. Et je remercie le ciel de m'avoir donné cette vie, cette possibilité de vivre, car j'ai vécu à cent pour cent et je ne le regrette pas."



Biographie
Selon la légende, Édith Piaf voit le jour sous un lampadaire devant le 72 de la rue de Belleville à Paris, d'un père acrobate (Louis Alphonse Gassion, natif du Calvados) et d'une mère chanteuse d'origine kabyle. En fait, Edith Piaf est sans doute née à l'hôpital Tenon, porte de Bagnolet, comme l'indique le certificat de naissance.

C'est pour aider son père au cirque que la jeune Édith commence à pousser la chansonnette. Elle débute sa carrière dans la rue avec un répertoire de chansons populaires. En 1935, elle rencontre Louis Leplée, gérant d'un cabaret chic, "Le Gerny's", situé sur l'avenue des Champs-Élysées, qui l'invite à chanter quelques titres. Leplée renomme Édith « la Môme Piaf » parce qu'elle est petite et chante "comme un moineau" avec une voix remarquable. En 1936, elle signe chez Polydor et enregistre son premier disque les Mômes de la cloche. L'année suivante, elle débute dans le grand music-hall, l'"ABC".

Jean Cocteau écrit pour elle, la pièce qui sera le succès de 1940, le Bel indifférent. Après cela, elle est engagée pour le film Montmartre sur scène de Georges Lacombe. Pendant la guerre, Édith Piaf chante dans les clubs et music-halls. Après la guerre, elle écrit La Vie en rose - sa chanson la plus célèbre -, apparaît et travaille fréquemment à la Comédie-Française.

En 1951 elle est victime d'un accident de voitures et par la suite elle aura des difficultés à se passer de morphine.

Dans les années 1950, Piaf était célèbre dans de nombreux pays; le public américain lui fait un triomphe en 1956 au Carnegie Hall à New York; et elle y retourna très souvent par la suite.

Elle fut soutenue et accompagnée par Marguerite Monnot, pianiste virtuose qui composa la musique de «Mon légionnaire», de «L'hymne à l'amour», de «Milord», des «Amants d'un jour».

L'Olympia à Paris est la salle de concert qui a parfait sa réputation et où, quelques mois avant sa mort, elle a donné un de ses concerts les plus mémorables, en ayant du mal à se tenir debout. Début 1963, Piaf a enregistré sa dernière chanson "L'homme de Berlin".

Édith Piaf eut plusieurs relations sentimentales, notamment avec Yves Montand et Marcel Cerdan (cette relation est le sujet du film Édith et Marcel). En 1962 elle épousa Théo Sarapo, chanteur de 20 ans son cadet. Les détails de sa biographie restent souvent difficiles à éclaircir, car elle les exagérait souvent elle-même ; ainsi, elle racontait qu'elle avait été aveugle un certain temps dans son enfance, alors que sa maladie des yeux, certes grave, ne l'empêcha pas de voir. Ella a eu un seul enfant, une fille, Marcelle, morte à l'âge de deux ans en 1935; le père était Louis Dupont.

Édith Piaf fut enterrée au cimetière du Père Lachaise à Paris devant une foule immense. Aujourd'hui, sa tombe reste l'une des plus visitées par les touristes du monde entier.

Personnalité hors du commun, elle reste la chanteuse française la plus renommée dans le monde.


Je ne vous ferais pas la liste de ses chansons , mais ses films, les connaissez-vous ?
La garçonne (1936) Jean de Limur
Montmartre-sur-Seine (1941) Georges Lacombe
Etoile sans lumière (1946) Marcel Blistène
Al diavolo la celebrità (1949) Mario Monicelli Steno
Paris chante toujours (1951) Pierre Montazel
Boum sur Paris (1953) Maurice de Canonge
Si Versailles m'était conté (1954) Sacha Guitry
French cancan (1954) Jean Renoir
Edith et Marcel (1983) Claude Lelouch

Pour ses paroles de ses chansons

http://www.frmusique.ru/texts/p/piaf_edith/piaf.htm
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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Lun 8 Mai 2006 - 16:55

Marie Curie était une femme passionnée...la recherche était sa vie, parfois au détriment de sa vie de femme et de mère, elle pouvait rester des heures dans son laboratoire au contact de ce qui allait la tuer et elle le savait...elle pouvait devenir dure, voire intransigeante, devant les hommes quand il s'agissait de son "bébé"...ses filles ont vécu au coeur de cette passion...l'une , Irène Joliot-Curie, a suivi les pas de sa mère et succombera du même mal , l'autre , épouse d'un diplomate, a complètement choisi un autre destin...toute trois fouleront la cérémonie du Nobel en Suède, belle coïncidence...d'apparence faible et timide, quand il s'agissait de sa passion, c'était une femme de tête.
Polonaise, elle a su déjoué l'occupation russe pour l'amour du savoir...devenue française, elle s'est battue pour la science...jusqu'à la fin...



Un lien pour faire un petit bout de chemin avec Maria Sklodowska-Curie

http://mariecurie.science.gouv.fr/accueil/homepage.htm

allez dans portraits...

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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Lun 8 Mai 2006 - 17:52

Ambroise PARE


Celui qui avait osé répondre à Charles IX qui lui demandait de mieux le traiter que les pauvres de l'hôpital : "c'est impossible, Sire, parce que je les soigne comme des rois", laissait une œuvre entièrement dédiée au soulagement des souffrances de ses semblables.


Ambroise Paré est le parfait exemple de l'autodidacte.
Ce sont les souffrances des bléssés des guerres qui le firent rechercher des solutions pour que la chirurgie soit plus humaire.

Une de ses phrases " Sois tel envers autrui que tu voudrais qu'on fût en ton endroit".


Proclamé par la postérité le père et le restaurateur de la chirurgie française. Cet hommage n’est que juste. Nul, avant Paré, n’avait fait autant pour l’art chirurgical; nul n’avait montré un génie pratique aussi admirable, un sens inventif aussi fécond en ressources; nul n’avait apporté autant d’améliorations dans l’exercice de l’art; nul, enfin, n’avait été plus dévoué à ses semblables et n’avait mieux mérité le titre de bienfaiteur de l’humanité. La chirurgie n’était pas encore sortie de l’ornière du passé, elle était encore dans l’enfance, et tout se bornait à expliquer les écrits des Arabes, à commenter ceux de Lanfranc et de Guy de Chauliac dédaigné des médecins, abandonné à des gens illettrés et de profession manuelle, l’art chirurgical était dans le plus piteux état, et Guy de Chauliac, malgré son grand âge (quatorzième siècle), était presque seul le Guidon des chirurgiens. C’est Ambroise Paré qui ouvrit une nouvelle voie, découvrit de nouveaux horizons, profita d’une longue pratique sur les champs de bataille, interrogea la nature, et fit sortir la chirurgie de sa trop longue enfance.

Dès l'école primaire, ce fut le premier personnage que j'ai eu envie de découvrir dans le dictionnaire, allez savoir pourquoi ! Le prénom, peut-être....

Pour en savoir plus
http://ambroise.pare.free.fr/
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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Mar 9 Mai 2006 - 10:53

Camille Claudel( 1864- 1943)



Elle est pour moi, l'image de la passion...

Camille Claudel est née un 8 Décembre 1864 à Fère en Tardenois. Elle est l'aînée des enfants d'une famille bourgeoise, et de Paul Claudel son frère né en 1868 qui deviendra poète, écrivain et diplomate.

Femme libre et artiste elle aura eu un destin hors du commun. C'est à 17 ans qu'elle décide de faire de la sculpture et d'en faire en quelque sorte son métier. Elle vient à Paris en 1882, suit les cours de l'Académie Colarossi, rencontre le sculpteur Alfred Boucher et créée son premier atelier Rue Notre Dame des Champs. En effet il est inconcevable à cette date qu'une femme ait accès à l'Ecole des Beaux Arts. Ce n'est qu'en 1889 qu'une classe spéciale pour les femmes, séparée des hommes est créée et ce n'est qu'à partir de 1903 que celles ci auront la possibilité de concourir pour le Prix de Rome.


Camille, élève de Rodin à partir de 1883, deviendra sa maîtresse. Les deux artistes s'influenceront mutuellement. La Jeune Fille à la gerbe, de 1887, annoncera la Galatée de Rodin, et les Trois Faunesses seront à l'origine des figures féminines de la Vague de Camille Claudel. Le point culminant de leur liaison se situera en 1892, dans leur atelier commun hébergé dans le château délabré du XIIIème siècle - appelé "la folie Payen" - situé boulevard d'Italie, à Paris. Camille sculptera cette année là deux danseurs nus que Dayot souhaitera voir revêtir d'une draperie. Elle acceptera de les couvrir et l'exposera ainsi au Salon de 1893. Le motif complexe de draperies qui entourait les jambes de la danseuse n'affectera pas la puissante suggestion érotique de l'oeuvre. Jules Renard remarquera alors : "Et ce groupe de la Valse où le couple semble vouloir se coucher et finir la danse par l'amour." La Valse, reprise en 1895, sera éditée en de nombreux exemplaires par Eugène Blot après 1905.

Camille, incapable d'évincer Rose Beuret de la vie de Rodin, quittera son amant en 1898. Elle ne se remettra jamais de cette séparation, même si son art parviendra à s'affranchir de l'influence de son illustre maître. L'Age mûr témoignera du cruel abandon de Rodin. Camille l'implore à genoux pour rejoindre alors que le sculpteur retourne auprès de Rose. Désormais, seule, Camille écrira à son frère Paul consul à New York: "Je suis toujours attelé à mon groupe de trois. Je vais mettre un arbre penché qui exprimera la destinée". Personne ne connaissant l'existence de cette oeuvre, elle demandera à Paul de ne montrer les croquis à quiconque.

"Un mouleur, ajoutera-t-elle, pour se venger à détruit à mon atelier plusieurs choses finies." Cette phrase sera l'un des premiers signes de la paranoïa qui allait anéantir Camille Claudel très affectée par la perte de son amant et le départ de son frère pour les Etats-Unis.

L'aspect le plus profondément originale de l'oeuvre de Camille se situera à l'aube du nouveau siècle, quand elle adoptera un nouveau style issu du japonisme alors en vogue et profondément ancré dans l'Art nouveau (les Causeuses, 1897, et la Vague, 1900). Utilisant l'onyx, matériau rare, elle fondera ses compositions sur d'élégants jeux de courbes.

Rodin ne retira pas son soutien à Camille lorsque les symptômes de la maladie se manifesteront plus régulièrement. Il écrira alors à Gauchez : "... vous êtes sévère pour moi, mais ce qui me console, c'est que vous rendez justice à mon élève, qui est un grand sculpteur." Il obtiendra qu'une oeuvre de Camille Claudel soit offerte à Puvis de Chavannes à l'occasion de son soixante-dixième anniversaire. La commission choisira "Clôtho", une figure du Destin en vieille femme.

Camille, devenue totalement folle en 1906, sera internée à Montfavet. Elle manifestera le souhait de revenir dans la maison familiale: "Quel bonheur si je pouvais me retrouver à Villeneuve, ce jolie Villeneuve qui n'a rien de pareil" dira t'elle en 1927. Elle n'y reviendra jamais et décédera en 1943.

Parmi ses oeuvres toutes plus belles les unes que les autres




La vague



Les causeuses



La valse



L'âge mûr



L'implorante



Buste de Rodin



Sakountala


...enfin, Camille Claudel, vue par Rodin




Pour vous répondre ,Cicise...chose étrange, Ambroise Paré fut le scientifique sur lequel je me penchais en premier...mais après tout, il est à l'origine de la chirurgie...ceci expliquant sûrement cela... clin d oeil

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marifou
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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Mar 9 Mai 2006 - 11:58

cicise a écrit:
Par qui commencer? indecis Difficile indecis

Je vais donc commencer par une Passionnée de la Vie, tout simplement, une vie vécue intensément...
La vie dans tout ce qu'elle a de mirages et de malheurs, d'amour et de solitude, sa vie , celle d'Edith Piaf.



oui comme image de la passion elle se pose là cette petite bonne femme vêtue de noir .

Sa voix venait des tripes ...elle me faisait complétement entrer dans ses histoires

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...j'irai plus haut plus loin de jour en jour....


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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Mar 9 Mai 2006 - 12:08

Britany a "deviné" mon prochain sujet c po just
Mais je n'en aurais pas mieux parler qu'elle... bravo
Une passion qui conduisit Camille Claudel indirectement à la folie Sad
J'aime beaucoup les sculptures sur l'onyx, il me semble qu'il y en a de superbes au Musée d'Orsay, mais je ne sais plus de qui indecis
L'onyx peut être de différentes couleurs, blanc, rose et vert. indecis selon ce qui me reste de souvenirs Wink
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Mimi
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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Mar 9 Mai 2006 - 13:04

Camille Claudel...
Je ne connais aucune oeuvre de Camille Claudel, pas plus de Rodin (à part "le penseur"), ni de son frère écrivain... J'ai simplement vu le film avec Adjani...
Ce qui m'amène à parler de "ma" passion... elle n'est pas littéraire, cinématographique, artistique... pour résumer... Ma passion, c'est les rapports humains...
Je mobilise une énergie faramineuse pour comprendre l'autre...
Le rapport humain est l'essentiel de mon existence...
Ce que je suis, ce que je vis est conditionné par cette soif de comprendre les attitudes, les raisonnements, les comportements humains...
Il me faut très souvent me mettre dans "la peau" d'un individu, me substituer à son environnement, son vécu, pour tenter de comprendre pourquoi il réagit de telle ou telle façon...
C'est quand je n'y arrive pas que ma passion prend tout son sens...
La passion peut être dévastatrice dans ce cas...

Camille Claudel, en dehors de l'expression artistique qu'elle nous a laissé, est un personnage qui m'a captivé... Ce que les spécialistes nomment "folie" appartient à chacun d'entre nous...
La capacité de raisonnement par rapport à des valeurs qui nous gouvernent en quelque sorte, peut parfois être considéré comme une "folie", à partir du moment où elle ne rentre pas dans une "normalité"...
Chaque individu a une éducation, une influence environnementale et se forge des "valeurs"... La capacité de "raisonnement" est propre à chaque individu... C'est quand ce "raisonnement" diffère d'une généralité "acquise" que l'on parle de folie...
La passion de Camille Claudel etait une folie pour les historiens et les personnes qui la cotoyaient... mais pour moi, non !
Cette femme savait très bien ce qu'elle faisait, jusqu'au jour où elle a décidé de quitter ce monde "moralisateur", ces personnes qui tentaient d'influencer "ses" valeurs...
La "folie" de Camille Claudel, je l'ai ressenti... et je la ressens peut-être encore... L'individu, maître de lui-même, en toutes circonstance m'ennuit énormément...
Et ce que je trouve fabuleux dans cette passion, c'est qu'elle est intarrissable, et je vis chaque jour avec la "folie" de chacun pour point de repère...
Merci Cicise pour ce sujet... Wink

C'est pour moi la base de notre vie...

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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Mar 9 Mai 2006 - 13:15

Dans le pays du Tatar dont il est originaire, Noureev signifie "rayon de lumière".

« Quand j'ai commencé à aller au ballet, j'ai été surpris, c'est fantastique comme c'est beau et viscéral. La danse classique est extraordinairement violente. Un médecin m'a dit qu'après la boxe, c'est l'activité la plus destructrice pour le corps, mais la danse comme l'écriture sont fondamentales à l'être humain. Nous avons tous le besoin, le désir de raconter une histoire comme nous avons celui de danser. Noureïev cristallisait ce désir profond. » Colum McCann



Nul n'en parle mieux que Colum McCann qui lui a consacré un livre intitulé " Danseur"
http://perso.wanadoo.fr/mondalire/danseur.htm#critique

L'enfer glacé des batailles de la Seconde Guerre mondiale sur le front russe. Un petit garçon de 6 ans, Rudik, surgit dans un hôpital du fin fond de l'Oural. Les premières scènes de Danseur plantent un décor désolé et saisissant, à la manière d'un roman russe. La grâce de Rudik, ange blond fragile et effronté, éblouira l'espace d'un instant ­ inoubliable ­ le quotidien misérable des soldats blessés. Dès ce moment, le Rudolf Noureev que nous conte Colum McCann a trouvé sa raison de vivre : la danse.
Elle lui permettra d'affronter les craintes de sa mère, les colères de son père qui l'imaginait ingénieur ou docteur, les railleries de ses camarades d'école qui le traitent de « gonzesse ». Heureusement, il y a les encouragements d'Anna, ancienne danseuse : « Saute Rudik, saute. Toujours plus longtemps. Accroche-toi à la barbe du bon Dieu dans le ciel. »

Dès lors, le destin de Noureev est lancé, les épisodes vont s'enchaîner : son départ pour le Kirov à 17 ans, son passage à l'Ouest en 1961,(le 16 juin, au lieu de prendre son avion pour Londres, il sauta par dessus les barrières de la douane et la France lui accorda l'asile politique) sa vie de diva avec son lot de caprices, de fêtes avec ses amis de la jet-set, comme Andy Warhol, ses relations amoureuses sulfureuses avec les hommes, son insatiable appétit sexuel, sa générosité, aussi, et sa quête d'absolu...
Colum McCann



Ange ou démon.Étoile… filante, peut-être, mais étoile qui brilla au plus haut par son génie et son ambition. C’était Noureev. Rudi. Rudik Rudolph. Prénom choisi par sa mère, Farida, en hommage à Rudolph Valentino. Et quel séducteur que ce jeune Tatar, un peu rustre, ayant grandi entre sa mère aimante, sa grande sœur et un père qui mettra des années à admettre le choix de son fils !
La force du roman de McCann réside dans son style narratif : raconter l’histoire de Noureev, … avec en filigrane une partie de l’histoire contemporaine soviétique dont certains aspects de la guerre froide semblent parfois un peu caricaturaux mais restent essentiels pour bien comprendre le contexte dans lequel évolua Noureev... et son exil !
Car l’étoile eut une vie à la hauteur de sa rage : pleine, violente, passionnée, exigeante, égoïste. Entre vampire génial qui pouvait tout sacrifier pour son art et ami dévoué, généreux et fou. Il y a de la fascination et de l’agacement devant cet homme hors norme qui eut la force – plutôt rare de nos jours – d’assumer, envers et contre tout, son destin à force de travail, d’acharnement. Car, y compris ses détracteurs, tous furent subjugués par cette énergie, cette incandescence que dégageait Noureev qui ne vivait que pour la danse. L’image sulfureuse de l’amant "cherchant du sexe" à tout prix, à tout moment, plein d’excès et de dédain, contribue à transformer en mythe cet animal de grâce, de chair. Il mourut du sida en 1993.
… Mais on aime à rêver devant le désir d’absolu de ce jeune Tatar de Oufa devenu un mythe, qui, tout petit, se cachait pour danser. --Marine Segalen




Un lien pour découvrir "le danseur volant" son enfance, son parcours artistique, ainsi que les ballets.... et savez-vous aussi qu'il fut chef d'orchestre !!!
Il fut également acteur dans
- "Surexposé "
Titre original : Exposed
Un film dramatique de James Toback
avec Rudolf Noureev, Harvey Keitel, Bibi Andersson, Nastassja Kinski
- Romeo et Juliette
Un film musical de Paul Czinner
avec Margot Fonteyn, David Blair, Desmond Doyle, Rudolf Noureev

http://www.noureev.org/about/roles.php
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marifou
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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Mar 9 Mai 2006 - 18:10

comme PASSIONNE

je pense à la fougue la passion du peintre


NICOLAS DE STAEL bisous coeur



"...Le contact avec la toile je le perds à chaque instant et le retrouve et le perds...Il faut bien parce que je crois à l'accident, je ne peux avancer que d'accident en accident. Dès que je sens une logique, cela m'énerve et je vais naturellement à l'illogisme (...) Je crois au hasard, avec une obstination constante ; c'est même cela qui fait que lorsque je vois, je vois comme personne d'autre..." .


Peindre est un corps à corps avec la toile

Peindre est un corps à corps avec la toile, une dépense physique, un engagement de tout l'être. On a pu parler d'expressionnisme tant son abstraction - terme qu'il récuse pour lui-même - est chargée d'ardeur, d'inquiétude, de violence.
En 1952, se manifeste, hors de toute opposition volontaire entre abstraction et figuration, une convergence avec le réel . Staël, se refuse à déguiser son émotion, et va bientôt l'assumer librement. à partir de 1952 il peint quelques-unes de ses meilleures toiles : Les Toits, Les footballeurs!} Les Musiciens (1052), Les Bouteilles dans l'atelier) Grand nu orange (1953). Staël s’y donne passionnément, « Cézanne et Bonnard dans les pattes à chaque virage ».


"Sa peinture, puissante, n'imite pas, ne représente pas : elle signifie."



j'avais lu un livre sur sa vie ..*
c'était vraiment passionnant...car c'était un passionné
il s'est suicidé en 1955 en se jettant de la fenêtre de son atelier

*je vais en rechercher le titre

je pense que c'est "Le prince foudroyé, "de Laurent Greilsamer

j'ai trouvé aussi un blog d'un amateur d'art passionné par de stael et la discussion sur l'expo qui en a suivi

http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/lunettesrouges/2005/10/nicolas_de_stal.html


pour voir quelques tableaux
http://perso.wanadoo.fr/art-deco.france/stael_f.htm

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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Mar 9 Mai 2006 - 22:53

Je voulais revenir sur Camille Claudel qui a deux passions, la sculpture et Rodin, les deux indissociables...la passion, qui sort de la raison, c'est bien celle de Camille...et bien sûr, ce personnage a aussi pour moi le visage d'Adjani, une autre passionnée, très belle dans ce film.

tu dis Mimi "Il me faut très souvent me mettre dans "la peau" d'un individu, me substituer à son environnement, son vécu, pour tenter de comprendre pourquoi il réagit de telle ou telle façon...
C'est quand je n'y arrive pas que ma passion prend tout son sens..."

... en fait c'est le mystère qui te conduit à la passion?

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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Mar 9 Mai 2006 - 23:03

C'est un peu une quète de tout ce que je ne comprends pas encore... oui, c'est exactement ça !
thumleft

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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Mar 9 Mai 2006 - 23:07

Que devient ta passion lorsque tu perçois la personne?

... moi aussi le mystère me passionne mais je nose pas aller loin dans mes recherches ,de peur d'être déçue...ça doit faire partie de la passion, n'avoir jamais la réponse complète...pour encore chercher...ça te parait logique?

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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Mar 9 Mai 2006 - 23:28

Si je suis le raisonnement du premier post de Cicise

"La passion est souvent reliée à une perte de
contrôle, à une dépendance extrême ou à un désir irrésistible


dans ce cas, on peut parler de "folie" et ne pas être égaré dans le sujet...une passion extrême peut amener à une certaine folie...

... ne parle-t-on pas de crime passionnel?

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MessageSujet: Re: " VOS PASSIONNES"   Mar 9 Mai 2006 - 23:33

Etait-ce le but du sujet de départ ? ou plutôt de demander à chacun quelle est la personnalité qui représente le mieux la passion... ???
J'adorerais répondre à ce sujet sur la passion, mais je n'ai hélas peu de répère sur des personnalités qui la représente...

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" VOS PASSIONNES"

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