Du 6 décembre 2005 au 14 janvier 2006, Michal s'est produit au Sentier des Halles, voici donc un résumé du samedi 10 décembre, où il avait invité son amie Elodie Frégé. "Une salle intimiste, une cave voutée et envoutante quand résonne la voix de Michal, une petite scène dont le fond est drapé de noir, et une salle où sont disposés des bancs au mini-dossiers... Un piano blanc qui attend son ami, tout pour nous dire : voilà, je suis au sentier.
Sur la musique de "Mon tout", l'Artiste rejoint son piano, et l'accueil est très chaleureux.
"C'est le premier samedi de sa vie où il peut dire Bonsoir Paris", le premier samedi ou il jouera en tant qu'Artiste son premier spectacle dans une salle parisienne... Il est heureux...
Tolérance, il veut nous parler de tolérance...."Tu as volé l'orange".........non, erreur , c'est de l'humour. Le piano devient fortissimo, et la tolérance, la voici dans "L'accent des hommes". L'interprétation en est magnifique, beaucoup d'investissement, de la puissance dans la voix, de la maîtrise, de l'assurance....
Le fond de la scène devient bleuté et légèrement teinté de mauve... couleur lilas. Sa composition "Place des lilas" se dessine sur son clavier, tout en douceur... Un patchwork de désespoir, d'amour, se tisse en même temps.
Quittant son piano, il vient au milieu de cette scène, nous prenant comme confidents, il nous parle d'une amie. Les yeux dans les yeux, Elodie et Michal mélent leurs voix en nous interprétant "Viens jusqu'à moi". C'est un grand moment d'émotion pour ces deux amis qui déroulent ensemble ce long ruban avec tant de sensibilité. Les lumières en deviennent couleur d'or, couleur du bonheur. Chanter avec Elodie, dans son spectacle, c'était son rêve, et ce rêve se réalise ce soir.
Il nous livre quelques mots, il a envie de mettre le feu...C'est alors qu'il interprète "Ami Amant", toujours avec autant d'élégance, et il termine cette chanson au piano.
Il confie à cet ami les clefs de son âme avec "Skorpion". Les lumières perdent leur éclat et en deviennent grises. Cette interprétation est magnifique, il va au plus profond de lui chercher ses émotions qui se reflètent dans les intonnations de sa voix.
Il délaisse alors cet ami blanc pour rejoindre le milieu de la scène, et là, j'ai vraiment été subjuguée par cette chanson que je connais très bien, mais qui ne ressemble en rien à ce que j'ai entendu jusqu'ici. "Tu mets de l'or"! Quelle intensité dans cette voix, quelle douceur, quelle tristesse et quelle beauté ! Le contraste entre l'obscur de cette salle et l'or de cette chanson, entre cette voix et la tristesse, est vraiment saisissant. La fin devient une prière, où le recueillement s'imprime dans la tonalité de sa voix, dans le rythme de cette valse... merveilleux moment. Il est heureux et offre au public la voix des choeurs. Ce fut une telle communion...
Puis Deauville...Les spots envoient la couleur de la mer et du soleil, sa gestuelle est ...
Une nouvelle chanson "Même si tu me pardonnes" m'interpelle, ... "les illusions se perdent à l'infini" et "le sentiment de ne manquer à personne , de vivre comme un ange" deviennent d'une douceur ... Je ne dirais pas que l'on entend un ange chanter, mais ...
Il nous parle de Séverine Vincent, et rejoint son piano. Les premières notes nous annoncent "Voir". Le désespoir et l'espoir se mélangent dans sa voix, comme d'ailleurs les couleurs rouges et noires de la scène.
Le bleu domine le noir dans une autre chanson qui nous parle de la vie à deux, "apprendre à vivre à deux" "s'apprivoiser sans détour, s'aimer au jour le jour". Autre émotion, autre plaisir...
Au piano, en parlant de vie à deux, il invite Elodie à chanter avec lui "J'ai murmuré va-t'en". Ce piano les sépare mais est le diapason de leurs voix. Ils sont très émus, Elodie a les larmes aux yeux, et Michal???C'est la première fois qu'ils la chantent en public. Ils tombent dans les bras l'un de l'autre, et on sent leur complicité traverser la salle.
Il parle de son équipe qui lui permet de mettre partout le M de Michal.
Délaissant son piano, il chante "L'air et le feu" et le public tape des mains. Il rejoint celui qu'il vient d'abandonner pour terminer cette chanson sur ses touches...fortissimo...la joie des lumières clignote..Il nous présente ses musiciens, ce sont des pros,dit-il, qui n'ont pas peur de jouer avec quelqu'un de la starac.. .Rires, le public semble de connivence avec lui.
"Ainsi sois-je", la lumière se drape de noir, comme pour faire ressortir toute sa sensibilité... silence, recueillement de la salle...
Il remercie son équipe, les responsables du son , des lumières...et son manager Valérie Zipper...Tonnerre d'aplaudissements...
"Ecrire" au piano, une perle dans un écrin de soie, tout en douceur, tout en suspension, tout en légèreté. Il termine avec les choeurs du public... (un peu dommage) c'est une chanson qui se chuchote, qui se décline en silence...
Il disparait, mais par un tour de magie, il revient par le fond de la salle, quelques labyrinthes dans ces sous-sols...Il termine par une autre perle, toute nouvelle, "Pologne" !
Tout fut en osmose avec cet Artiste: les lumières, le son, même la nudité du décor. "
Anne-Marcelle
De nombreux invités ont répondu présent à son invitation. Il a donc reçu Elodie Frégé, Sofia, Grégory Lemarchal, Nolwenn Leroy, Corinne Hermes, Hoda, Maurane, Sophie Forte, Ludovic Delamoga, Nicolas Vitiello, Allan Vermeer, Emilie, Emmanuel Moire.