Armé de mon billet je file vers cette petite salle inconfortable (des gradins vaguement recouverts de coussin rouge) pour être de bonne heure et bien placé, une vedette internationale ça va être chaud pour être at the right place, j'arrive un peu avant 20 heures, me sentant en retard, les portes sont ouvertes et personne dans le hall, doivent avoir laissé entrer. Non, j'arrive à la porte nous sommes 6... pourtant c'est bien ça, les responsables du merchandising installent des tee shirt avec différentes versions de la tête de Piers en fonction de la colorisation, des CD et même des vinyls. J'attends, 10 minutes avant l'heure prévue du spectacle, nous sommes moins de 50, pour une salle de 200 et quelques ça fait pas lourd. À l'heure prévue la salle se remplit et nous finissons par être une bonne centaine voir 150; ça m'arrange parce que, les gradins n'étant pas numérotés, quand il y a du monde, on est architassé sur les bonnes places, et j'ai horreur de cette promiscuité épaule contre épaule.
Première partie Krystel Warren, une américaine avec un accent terrible, peut être de New York d'après ce que j'ai capté elle a parlé de Central park, car elle nous fait des intros de plus en plus longues et en américano je ne sais quoi. Je me rassure, malgré une forte proportion d'étudiants dans la salle, seuls 3 ou 4 semblent rire au bon moment les autres rament. Et c'est pareil quand elle chante, une belle voix à chanter du blues, elle nous balance un truc vaguement folk et soul seule à la guitare, donc je ne comprends pas grand chose et c'est un peu basique mélodiquement parlant. 35 minutes elle part et revient pour des rappels, nous en auront pour une bonne vingtaine de minutes:shock: , mon morceau préféré fut le dernier après dialogue avec le gars de la console son, elle nous propose un «Eleanor Rigby» absolument génial, quel dommage qu'elle ne chante que ses chansons car quand elle en a une bonne, c'est excellent.
Changement de plateau, bruissement chez les femmes 25/40 fans du public, le grand lascar ayant des airs de grand duduche le visage mangé par la barbe, c'est LUI, plaf un flash pour immortaliser le moment où il installe tambourin et sistre près de son retour son.

Le concert commence, une chanson très douce, effets de voix limite polyphonies corses, je comprends rien, mais peu à peu mon anglais doit progresser, je comprends des mots. Normal il annoncera à la fin que c'était en patois napolitain et qu'il a terminé avec un truc à lui, en anglais, comme il chante en articulant comme s'il avait une pipe dans la bouche, j'ai pas senti la rupture.
Il a une dégaine d'ado grandi trop vite, il fait des petites interventions en français, accompagné d'un batteur et d'une fille aux choeurs et à la basse, musicalement vocalement parlant, c'est un peu un héritier de Dylan et de Jeff Buckley. C'est très folk, donc assez basique pour la musique, effets de voix trainante façon «le Zim» comme disent des fans derrière moi, avec des solos de batterie et des passages de Piers Faccini aux sistre ou tambourin près des spectateurs pour essayer de dynamiser peut être un tapage de main, mais ça reste calme, entre autre sur «your name no more», il nous fait un pont interminable avec le refrain, ça ressemble à la danse de la pluie dans les film d'indiens de mon enfance, c'est ch... comme la pluie.
J'ai bien aimé un ou 2 titres, entre autre celui que j'ai partiellement capté en vidéo et two grains of sand qui ouvre le dernier album, mais j'avoue, je n'ai pas oublié l'inconfort des bancs, et après presque une heure de concert de Piers, j'ai profité d'un noir entre 2 chansons et d'un changement de guitare, pour partir, j'avais l'impression d'entendre toujours la même chose, sans comprendre plus d'un mot sur 10, et certains morceaux sont interminables avec des ponts sur une phrase comme un «a storm gonna go» ou un truc du genre, du coup je comprends les paroles mais bon, je suis pas accroché ni par les textes ni par la musique, le folk et moi, ça doit pas le faire, je suis allé faire un tour chez deezer pour retrouver Dylan, et bin c'est pareil en dehors de la plupart des titres d'un best of
http://www.deezer.com/fr/#music/bob-dylan/the-collection-369743 qui sont liés à des souvenirs et se sont ancrés dans ma mémoire comme des marqueurs de temps au même titre que des Johnny ou des Fugain que j'associe à telles ou telles vacances ou petite copine, Dylan m'emmerde; j'avoue j'ai acheté le disque de Jeff Buckley Grace, juste pour Hallelujah, je l'écoute si peu, que j'ai profité d'une invitation pour le revêtir d'un papier cadeau et l'offrir, j'ai gardé les MP 3 et en dehors du tub, je n'écoute les autres que quand je fais un shuffle dans les anglo saxons. Piers Faccini, c'est pas mauvais du tout, la voix est sympa, mais c'est pas plus ma tasse de thé que ça, je l'entends sans déplaisir quand il passe à la radio ou sur mon deezer, j'avoue avoir trouvé le CD 2 grains of sand chez une amie et l'avoir copié pour en mettre quelques titres dans une compil automobile mais de là à passer plus d'une heure 30 mal assis et en ne captant rien, sans un bouquin à lire je n'ai pas pu. Peut être aussi que le son était moins bon que sur l'album, j'ai trouvé le batteur un peu bourrin .
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le bonheur c'est d'arriver à désirer ce qu'on a déjà.
