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 Benjy Ferree

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AuteurMessage
Marie57
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Marie57

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Date d'inscription : 19/07/2006

Benjy Ferree Empty
MessageSujet: Benjy Ferree   Benjy Ferree Icon_minitimeJeu 8 Fév 2007 - 16:38

Un peu de temps libre aujourd’hui pour partager avec vous un artiste découvert récemment…

Un petit article de présentation ?

La malice de Benjy Ferree :

« Dans son premier disque, ce musicien américain fait du neuf en s’appropriant des idiomes aussi anciens que le folk, la pop ou la country. Une réussite.

Les jeunes groupes en « the », recyclant ad nauseam, la discographie partentale voire grand-parentale vous lassent ? Ecoutez Benjy Ferree, réjouissante révélation de ce début d’année 2007, qui prend son envol dès son premier album, Leaving the Nest ( « En quittant le nid » ) . Loin des poseurs attirant les couvertures des magazines grâce à leur photogénie et leur garde-robe, ce drôle d’oiseau ne paie pas de mine avec son chapeau de paille et sa moustache. Son visage n’apparaît pas sur la pochette, intrigante avec peinture de personnage coiffé d’un couvre chef à plume, mi-Robin des bois, mi-Guillaume Tell.
L’Américain fait partie de cette famille d’humbles artisans ( André Bird, Sufjan Stevens) préférant concentrer leurs efforts sur l’écriture de chansons. Pour décrire la musique d’un inconnu, le plus commode consiste à repérer influences et citations. Ici, aucun nom ne vient spontanément à l’esprit. En dix titres, Ferree impose son univers en brouillant malicieusement les pistes et fait du neuf en s’appropriant des idiomes aussi anciens que le folk et la pop, la country des Appalaches ( avec une forte présence du violon) ou le refrain à boire.
Peut-être parce que la vocation de ce musicien trentenaire a été tardive. Attiré par les lumières d’Hollywood, Benjy Ferree a longtemps cru pouvoir embrasser la carrière d’acteur. Aussi sa culture est-elle plus cinématographique ( David Lynch, Terrence Malick, François Truffaut via le personnage d’Antoine Doinel ) que musicale. Il a fait le baby-sitter et le bout-entrain pour les enfants des stars de Beverly Hills, testant auprès d’eux ses comptines. Depuis, il est employé comme barman à Washington DC.

Un ensemble bucolique ;
Si le cinéma n’a sans doute pas perdu grand chose, la musique a gagné au change. Leaving the Nest regorge de chansons mélodiques et gaies comme les pinsons, le chanteur n’hésitant pas à siffloter au gré de son humeur. Leurs vertus sont la fraîcheur et le naturel, la candeur et la spontanéité. Hollywood Sign a l’évidence d’un single de Creedence Clearwater Revival, dynamisé par un harmonica et adouci par des chœurs doo-wop. L’intro a capella du splendide Private Honeymoon porte la marque de l’enfance ( les cantiques baptistes que chantait sa mère au temple) avant de muer en imparable ballade pianistique.
Curiosité, l’album a été produit par Brendan Canty, batteur du groupe Fugazi, réputé pour ses assauts bruitistes. On ne trouvera ici qu’un titre rageur, l’étrange Dogkillers ! , isolé dans cet ensemble bucolique. Originaire du Maryland, Etat traversé par la ligne Mason-Dixon, Benjy Ferree puise son inspiration dans la mythologie sudiste. On ne s’étonnera donc pas que l’unique reprise soit empruntée à Johnny Cash, mais à travers un titre obscur, A Little at a Time.
Paradoxalement, s’il faut déterminer une filiation, elle serait britannique : ce pastoralisme fantasmé fait de Benjy Ferree un héritier possible de Ray Davies, le démiurge des Kinks, à l’époque de Village Green Preservation Society. Le compliment n’est pas mince. »
Bruno Lesprit ( Le Monde)

http://www.myspace.com/benjyferree


Pochette de l’album peinte par sa petite amie :
http://benjyferree.com/links.html

Sur son site off un concert de 58 minutes :

http://www.kennedy-center.org/calendar/kc_video_dyn.cfm?encoded=http%3A%2F%2Fplay%2Erbn%2Ecom%2F%3Furl%3Dkennedy%2Fkennedyg2%2Fg2demand%2F01102006%5F1800%5FMSN%2Erm%26proto%3Drtsp&header_image=header_mil_video.gif

L’album est dans les bacs depuis quelques jours…

Marie-Jo wavey
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Benjy Ferree
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